Rachid Ramda jugé pour l’ultime procès des attentats de 1995



PARIS (Reuters) - L’ultime procès des attentats islamistes de 1995 en France s’est ouvert lundi devant la cour d’assises de Paris avec l’accusé algérien Rachid Ramda, suspecté d’avoir financé depuis Londres les actions qui avaient fait au total dix morts et plusieurs centaines de blessés.

Extradé de Grande-Bretagne en décembre 2005 après dix ans d’une procédure qui a entretenu la tension entre Paris et Londres, cet homme de 38 ans, qui s’est présenté en costume sombre, chemise blanche et barbe bien taillée, encourt la réclusion à perpétuité. Le procès doit durer un mois.

C’est la cinquième audience visant les attentats depuis 1999. Les parties civiles ont déclaré qu’elles espéraient répondre aux dernières questions, puis tourner la page.

Comme aux procès précédents, Jean-Claude Brocheriou est venu en portant une photographie de sa fille Véronique, tuée à 26 ans dans l’attentat du RER Saint-Michel, le 25 juillet 1995.

“Chaque fois on rouvre la plaie, on tue notre fille à chaque fois. Donc on attend une fin, et une condamnation quand même, parce qu’on pense qu’il est dans le coup”, a-t-il dit à la presse.

La cour a programmé l’audition de plusieurs dizaines de témoins, notamment Boualem Bensaïd, et Smaïn Ali Belkacem, deux poseurs de bombe emprisonnés depuis 1995, le 10 octobre, de la famille Ramda le 11, d’enquêteurs britanniques le 15, mais aussi de l’ancien ministre de la Justice Jacques Toubon le 17.

Rachid Ramda est poursuivi pour “complicité d’assassinats en relation avec une entreprise terroriste” concernant les attaques des stations du RER Saint-Michel (huit morts, 150 blessés le 25 juillet 1995), du métro Maison-Blanche (18 blessés le 6 octobre 1995) et du RER Musée-d’Orsay (26 blessés le 17 octobre 1995).

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